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Née à Paris en 1934, Marianne Lederer
est l’aînée d’une fratrie de sept enfants. Elle grandit à Sceaux en région
parisienne, auprès d’un père scientifique et d’une mère issue d’une lignée
de mathématiciens.
Après des études de lettres à la
Sorbonne (licences d’anglais et d’allemand) et des séjours en Angleterre et aux
Etats-Unis, Marianne Lederer obtient son diplôme d’interprète de conférence
(français-anglais-allemand, Bac +5) à l’Ecole de Traducteurs et d’Interprètes auprès
des HEC.
En 1959, à l’occasion d’une mission en
Tunisie, elle fait la connaissance de Danica Seleskovitch, alors secrétaire
exécutif de l’AIIC. En 1960, Marianne Lederer adhère à son tour à
l’Association, dont le siège est encore à Paris, rue des Archives.
Avec d’autres jeunes collègues - Anne-Rose
Biehl, Michel Curtis, Joy Bokowniew -Marianne Lederer est rapidement embrigadée
par Danica Seleskovitch au siège de
l’Association. Elle est notamment chargée de s’occuper de l’Annuaire et d’y
introduire les nouveaux membres admis au fur et à mesure des Assemblées
successives.
Lorsque Danica Seleskovitch est nommée
directeur adjoint de l’ESIT, elle pousse Marianne Lederer, que l’enseignement
n’attirait pas particulièrement, à accepter de faire des cours de consécutive.
Ce sera le début d’une longue carrière en tant que professeure et enseigner
l’interprétation, puis la traductologie, la passionnera pendant les décennies à
venir.
Entretemps, suite à Danica
Seleskovitch, titulaire d’un doctorat d’Etat portant sur l’interprétation
consécutive et son enseignement, Marianne Lederer fera à son tour une thèse
consacré à l’interprétation simultanée. Elle obtient son doctorat d’Etat en
1978.
En 1979, nommée professeure à Paris XII,
à Créteil, elle y crée le département de langues étrangères appliquées (LEA).
Elle restera à ce poste jusqu’en 1985, année où elle est mutée à l’ESIT.
Au départ à la retraite de Danica
Seleskovitch en 1990, Marianne Lederer lui succède au poste de directeur
de l’ESIT, poste qu’elle occupe tout en continuant à assurer des cours de
Master à l’université. Parallèlement, d’abord avec Danica Seleskovitch, puis
avec Fortunato Israël ou à titre personnel, elle publiera de nombreux ouvrages
consacrés à la traductologie, activité qu’elle poursuivra pendant de nombreuses
années après son départ à la retraite de l’Université en 2002. Parmi les titres
emblématiques, signalons La pédagogie raisonnée de l’interprétation, (publié
en 1989, revu et augmenté en 2002), ouvrage commandé à Danica
Seleskovitch et Marianne Lederer par le directeur du SCIC (le service d’interprétation
de la Commission européenne) Renée van Hoof-Haferkamp et qui a servi de
référence pendant des années, recommandé aux écoles d'interprètes des pays
candidats à l’adhésion à l’Union européenne.
Au cours de sa longue carrière de
traductologue, Marianne Lederer sera appelée à intervenir lors de nombreux colloques
et manifestations dans des universités en France et à l’étranger, portant sur
la recherche en traductologie et l’enseignement de cette discipline. Directeur
de thèse de nombreux jeunes chercheurs, Marianne Lederer comptera des
doctorants un peu partout dans le monde.
Ainsi, la recherche en traductologie
restera au centre de ses intérêts jusqu’à la fin de sa vie.